Le bas royaume

Être morne et superficiel !
Être mort en-dessous de ce ciel
Si grande est la superficie
Du bas royaume, aux milles magies
Avez-vous trouvé la vôtre ?
L'avez-vous-même chercher
Elle tend pourtant son bras
Comme Andromede, demande à Persée
De Médusa libère moi, laisse la liberté me bercer
Me sauvant ainsi du naufrage
Me ramenant, voici les récifs du rivage

Mais le vacarme vous envahit
La paix peine à vous atteindre
Et vous levez vos armes, prêt à commettre l'infamie
Essuyez donc vos larmes, profitez donc de l'accalmie

Votre génie sommeille en vous, et ils veulent le laisser ainsi
Frottez la lampe, brisez le verrou, débarrassez vous de cette aphasie !
N'est-il humain plus redouté que celui qui n'est plus aveuglé ?
N'est-il plus aveuglé que l'humain que l'on maintient apeuré ?

Patience et passion sont les remèdes à tout vos maux,
Patience et passion sont ceux qui veilleront sur votre tombeau !

Accueillez la lumière !
Retrouvez la vue !
N'ayez plus peur d'hier
Soyez votre premier convaincu
À vous humains, humaines inanimés
L'aube de votre existence, de votre humanité
S'élève sur le chemin de votre résistance
De votre ténacité
Cela commence maintenant
Jusqu'à l'éternité